Hamsik Ce match est une finale

Hamsik : "Ce match est une finale"

“Marek est un surdoué un joueur d’envergure mondiale, et un garçon en or. Il a toujours réalisé des grands matches à tous les postes où je l’ai utilisé. C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé de le nommer capitaine”. Il est difficile de mieux résumer l’importance de Marek Hamsik dans l’équipe de Slovaquie que par les mots de son sélectionneur Vladimir Weiss. Mais avec un match nul et une défaite au compteur, la Slovaquie peine à trouver son rythme de croisière dans cette Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010. Peut-être parce que son leader n’évolue pas encore au niveau qui est le sien avec son club de Naples, dans une série A qu’il connait par cœur pour y évoluer depuis 2004.

L’occasion est offerte à Marieko, son surnom, de souffler le vent de la révolte slovaque dans l’épreuve reine. Lui qui a marqué 12 buts avec son club, et grandement contribué à sa qualification en UEFA Europa League, serait bien inspiré de retrouver cette aura à l’heure de rencontrer la Squadra Azzurra. La FIFA a en tout cas recueilli ses impressions la veille de ce match décisif, qui revêt forcément une importance particulière pour l’Italien d’adoption.

Après un match nul contre la Nouvelle-Zélande (1:1) et une défaite contre le Paraguay (2:0), croyez-vous  encore à des jours meilleurs dans cette Coupe du Monde de la FIFA ?
Je suis vraiment déçu que nous ayons concédé un but à la toute fin du premier match. Si nous avions gagné, nous aurions pu avoir les cartes en mains. Nous aurions comptabilisé trois points, et l’Italie deux. La situation aurait été différente, la porte n’est plus qu’entre-ouverte.

Êtes-vous satisfait de votre performance ?
Bien sûr que non. Nous aurions pu mieux faire. Nous n’avons pas montré notre meilleur visage, et pour le dernier match de groupe on devra impérativement montrer des améliorations.

A titre personnel, qu’est-ce que ces deux premiers matches vous ont démontré ?
En Coupe du Monde, tous les matches sont compliqués, on rencontre des équipes de qualité. C’est une honte qu’on ait pu encaisser ce malheureux but contre la Nouvelle-Zélande. Si nous avions gagné, on serait dans un autre état d’esprit. Ensuite, le Paraguay nous a donné une leçon de football, ils ont vraiment fait une belle performance.

Vous êtes sur le point de croiser le fer avec l’Italie, ce match est forcément un peu particulier pour vous…
Tous les matches de ce tournoi sont particuliers. Sans aucun doute, celui-là ne fait pas exception, à part que je connais tous les joueurs de la série A. L’Italie, c’est tout simplement ma seconde maison. Cela fait maintenant sept ans que je vis là-bas, il y a quelque chose d’italien en moi. Donc ce match va revêtir une importance particulière.

Êtes-vous surpris par le début difficile de l’Italie dans ce tournoi ?
Nous savions que le Paraguay et l’Italie étaient deux équipes qui jouaient un football de qualité. Le Paraguay l’a confirmé, et selon moi l’Italie a vraiment bien joué. Son match contre les Guaranis a logiquement été équilibré. Contre la Nouvelle-Zélande, ils ont contrôlé tout le match mais ils n’ont pas pu saisir leurs opportunités. Ils sont à l’évidence très déçus de n’avoir engrangé que deux points, donc pour eux comme pour nous, le match à venir est comme une finale.

Ce match nul entre les Azzurri et les Kiwis vous laisse une chance de qualification…
Oui, la Nouvelle-Zélande nous a montré comment il fallait jouer pour rivaliser avec eux, elle a eu une défense héroïque. La recette idéale serait donc de bien défendre et de conjuguer cela à d’efficaces contre-attaques.

Quel joueur italien faudra-t-il particulièrement surveiller ?
Tous les joueurs représentent une menace, chaque joueur qui compose l’équipe d’Italie est de classe mondiale, des attaquants aux défenseurs en passant par les milieux. Je peux éventuellement citer Andrea Pirlo, qui joue un rôle clé. C’est le la clé de voûte de cette équipe, tout passe par lui, et il fait de merveilleuses passes. C’est le cerveau de l’équipe.

Pensez-vous que le système de jeu de l’Italie correspond au jeu de la Slovaquie ?
C’est dur à dire. A titre personnel, la Serie A me correspond. Mais les choses diffèrent sur un plan international. Je crois les Italiens bien préparés pour ce genre d’affiche, donc cela ne va pas être un match facile pour nous.

Vous avez quitté la Slovaquie pour l’Italie très jeune. Cela a-t-il été difficile pour vous ?
Oui. J’étais jeune, je ne parlais par leur langue, mais mes coéquipiers m’ont beaucoup aidé, et je me suis débrouillé pour apprendre rapidement l’italien. Ça me semble être un grand avantage de connaître la langue du pays étranger dans lequel on va jouer.

Pour finir, avec quelles armes pensez-vous battre l’Italie ?
Notre fighting spirit n’est pas à sous-estimer. On va tout donner. On n’a rien à perdre. Et c’est peut-être cela notre avantage…

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09 2014